Résumé original Original abstract
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La distinction entre paysage et environnement a été fermement mise de l`avant. Berque et Roger ont entre autres savamment démontré comment l`expérience paysagère est avant tout un processus de médiation social et culturel. Si nous adhérons à ce postulat, il nous semble que leur insistance sur une conception de l`esthétique paysagère centrée sur l`art réduit la portée de ces avancées théoriques. Aussi, nous suggérons d`ouvrir cette expérience davantage, soit telle une pratique sociale élargie, englobant le vécu, le perçu, les savoirs, les rapports d`intersubjectivité et la matérialité. En nous appuyant sur une recherche récente, nous tenterons de démontrer comment l`environnement, vécu, perçu et connu, est une donne fondatrice de l`expérience sociale contemporaine du paysage. Il faut toutefois préciser que la question environnementale peut être latente dans cette expérience. Ce sont plutôt des contextes empiriques qui font en sorte que cette question prend plus d`importance. L`intérêt du paysage est qu`il met en relation, des contextes, des événements, des acteurs et leurs préoccupations. Ce faisant, il offre un cadre global intégré, propice pour l`évaluation sociale et pour la gouvernance territoriale. Notre proposition découle d`une recherche récente s`appuyant sur la notion de « paysage industriel ». Après avoir présenté quelques résultats de cette recherche menée en France et au Québec, quelques balises sont suggérées pour un champ de pratiques spécifique, celui de l`évaluation environnementale. Une série de principes méthodologiques est suggérée en ce sens, visant à asseoir une démarche d`analyse paysagère selon l`approche humaniste du développement durable.
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