Résumé original Original abstract
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Il va sans dire que le paysage actuel de notre territoire est le résultat d`une longue interaction entre la société et le milieu et que son interprétation n`est pas possible sans tenir compte de la trace anthropique sur l`espace. Pour ce qui est des zones de montagne, l`intensité de cette empreinte a été variable au cours de l`histoire et actuellement la tendance est nettement récessive. Effectivement, en raison de la réduction de la population, au long des dernières décades, il s`est produit un important dépeuplement des zones montagneuses des Pyrénées catalanes, ce qui a entraîné un enfrichement généralisé de cet espace, avec deux exceptions seulement : les endroits où une certaine activité agraire existe encore et ceux qui connaissent une forte pression touristique. Si l`on excepte les lieux où les paysans maîtrisent encore le destin du territoire, dans les zones montagneuses se produit une double dynamique qui se reflète sur le paysage par des résultats opposés : d`une part, le dépeuplement, qui frappe d`énormes surfaces, donne lieu à une uniformisation du paysage dans de grandes extensions et, partant, à la disparition progressive de certains types de paysage très caractéristiques des Pyrénées. D`autre part, l`intensification de l`usage du territoire à fin touristique, plus localisé sur le territoire, provoque l`urbanisation de cet espace et la substitution d`une sorte de paysage d`aspect traditionnel, en harmonie avec l`environnement, par un autre, souvent beaucoup plus agressif, avec des bâtiments placés de manière peu respectueuse avec cet environnement.
Dans cette communication, nous défendons la nécessité d`appliquer des politiques protectionnistes, dans le but, sinon de récupérer, au moins de préserver ce qu`il reste encore de vital dans le paysage actuel des Pyrénées catalanes, ce qui ne peut se faire sans le maintien d`une population respectueuse du milieu. Pour ce faire, nous abordons l`étude de deux espaces protégés : le Parc Natural Cadí-Moixeró et le Parc Natural de l`Alt Pirineu. Le premier a vingt ans et nous le présentons comme exemple d`une gestion de type protectionniste orienté surtout vers la préservation des systèmes et des espèces naturelles, gestion qui a endigué la destruction du paysage due à la spéculation immobilière, mais qui a favorisé encore davantage l`enfrichement et la perte de la diversité paysagère. Le deuxième parc a à peu près un an de vie au moment du colloque, et nous le présentons, à partir de la description du mémoire de la déclaration de sa création, comme un espoir d`une gestion qui vise le maintien des activités traditionnelles et, surtout, qui se donne pour objectif explicite la valorisation et la conservation des paysages actuels, en particulier ceux qui représentent de manière évidente l`héritage de l`activité primaire. Mais cet espace protégé est également un exemple d`échec face à la pression touristique, échec qui se matérialise par la délimitation finale du parc, qui a été réduite pour cette raison. Finalement, en guise de résultat, nous présentons quelques exemples de paysages de chacun des parcs qui illustrent les différentes problématiques décrites précédemment.
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