Résumé traduit Translated abstract
|
La ville diffuse dans la plaine de la Vénétie, en Italie, déjà largement étudiée au niveau de la recherche, traverse aujourd`hui une nouvelle phase de croissance, caractérisée par une énorme prolifération de bâtiments (soit résidentiels, soit productifs) et d`infrastructures. La population doit faire face à des nouveaux modes de vie ; les parcours brefs et moyens, faits en voiture ont énormément augmenté. Comment les habitants perçoivent-ils ce processus de changement ? Sont-ils conscients de la différence entre vivre en ville, en campagne ou dans la ville diffuse ? Sont-ils désorientés, se sentent-ils perdus ? Dans ce processus, les changements du paysage et leur perception jouent un rôle important ; la toponomastique peut être considérée comme un intermédiaire entre les gens et leur territoire. Dans cette perspective, les auteurs proposent la lecture d`un cas d`étude, un village au bord de la route nationale qui va de Padoue vers le sud-est. Les étapes de cette étude consisteront en : une analyse des transformations du paysage traditionnel au cours des dernières décennies; une comparaison entre l`ancienne et la récente toponomastique, les anciens et les nouveaux points de repère; un entretien avec les habitants pour comprendre comment ils perçoivent le changement, leur mode de vie et leurs déplacements quotidiens. La référence ironique à l`histoire du Petit Chaperon Rouge, suggérée par une étroite relation intergénérationnelle (symbolisée par la grand-mère), est particulièrement significative pour comprendre le mode de vie et de déplacement à travers le paysage de la Vénétie. Cela suggère aussi l`idée d`une forêt à croissance désordonnée (sprawl), où il est facile de se perdre. Par conséquent, les auteurs remarquent plusieurs manifestations de cette relation troublante entre le territoire et les habitants, même si les populations locales n`en sont pas conscientes et elles ne semblent pas se sentir dépaysées.
|