Résumé original Original abstract
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Le développement des variétés transgéniques de colza résistantes à certains herbicides (Brassica napus, AACC, 2n=38) a conduit à s'interroger sur les possibilités de flux de gènes du colza vers ses adventices. Nos travaux antérieurs ont montré que la ravenelle (Raphanus raphanistrum, RrRr, 2n=18) était l'une des principales espèces à prendre en compte dans les conditions françaises de culture. L'ensemble des résultats acquis a montré que la production de gamètes réduits et non réduits pouvaient conduire aux différentes générations à une grande diversité de structures. Cette importante variabilité, combinée aux contraintes d'un suivi en conditions naturelles (recherche d'un événement rare, diversité des milieux et impossibilité d'identifier le pollinisateur), rend difficile la caractérisation du matériel produit. Lors de la production des hybrides F1, 10 combinaisons génomiques (dont 5 déjà observées) sont possibles, en considérant les deux sens possibles de croisements. Aux générations ultérieures, sous l'hypothèse d'hybrides mis en présence de ravenelles, le nombre de chromosomes peut varier de 18 à 56. L'analyse des différents outils de caractérisation (observations morphologiques, présence du transgène, caractérisation cytogénétique, marquage moléculaire) révèle que seule la combinaison de différentes méthodes peut permettre d'identifier les différents hybrides. La diversité des structures génomiques et la lourdeur des méthodes de caractérisation à mettre en uvre conduit à s'interroger sur les possibilités d'un suivi au champ dès les premières générations.
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