Résumé original Original abstract
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A partir d'une collecte d'épis de maïs fusarié issus de champs contaminés naturellement dans les régions Midi-Pyrénées, Aquitaine, Poitou-Charentes et Sud Finistère, l'INRA a isolé plus de 60 souches de Fusarium du complexe Moniliforme. 75 % d'entre elles sont des Fusarium verticillioides, 20 % sont des Fusarium proliferatum et le restant concerne des espèces minoritaires de Fusarium comme F. poae, F. equiseti.
Dix d'entre elles ont fait l'objet d'une étude d'agressivité. Pour ce faire, un panel de variétés de maïs a été choisi en fonction de leur sensibilité ou de leur tolérance connue aux Fusarium spp. ainsi qu'en contrôles, une lignée résistante et une lignée sensible.
A partir d'infection artificielle de chaque souche sur le panel, on retrouve quelque soit la souche, la sensibilité ou la tolérance des variétés témoins, de même chez les deux lignées contrôles. Cependant, deux souches B et F ont montré le plus d'agressivité, occasionnant une plus grande sévérité sur épi face aux autres souches, sans pour autant contourner la résistance des variétés témoins. Les dix souches testées présentent une même virulence. Seule l'agressivité diffère chez deux d'entre elles.
Des dosages de fumonisines ont été effectués. Ils révèlent qu'en test artificiel d'infection, on obtient des teneurs très élevées. Le panel de sensibilité est respecté à savoir que la variété la plus sensible accumule le plus de fumonisines comme la lignée contrôle sensible, et inversement la variété la plus résistante accumule le moins de fumonisines comme la lignée contrôle résistante.
Toutefois, on note que trois des dix souches (C, G, J) produisent moins de fumonisines malgré leur forte virulence sur les variétés sensibles. Par conséquent, il n'y a pas de liaison directe (corrélation) entre une valeur de sévérité de la maladie et la teneur en fumonisines.
Une variété peu sensible à la fusariose épi, peut néanmoins accumuler des fumonisines si la souche du milieu a un fort pouvoir toxinogène, et inversement, un épi fusarié n'accumule pas systématiquement des fumonisines si la souche du milieu est peu toxinogène.
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