Résumé original Original abstract
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Dans la filière Orge Malt Bière, la présence de moisissures et de mycotoxines altère la production du point de vue technologique (diminution du pouvoir de germination, déclenchement du phénomène de giclage de la bière, par exemple), mais aussi du point de vue sanitaire du fait de la présence des mycotoxines dans les matières premières. L'apport de mycotoxines dans les procédés de maltage peut être incriminé aux mycotoxines présentes dans l'orge de départ, mais également dû à l'apport de source carbonée sous forme de grain cru. Cet apport peut être réalisé en ajoutant du gritz de maïs, qui a pu être auparavant la cible d'infections par certaines espèces de Fusarium productrices de mycotoxines. L'objectif du travail réalisé a été de suivre les mycotoxines lors des procédés de transformation du Maïs en Gritz, puis lors des procédés de transformation du gritz en bière au cours du brassage. Au cours de cette étude, l'utilisation d'orges contaminées en mycotoxines (Déoxynivalénol, produites par les espèces F. culmorum et F. graminearum, Toxines T2 et HT2, produites par les espèces F. sporotrichioides, F. poae et F. langsethiae) et de maïs naturellement contaminés en Fumonisines, mycotoxines produites par les espèces du groupe Liseola) ont permis de suivre au cours du procédés de brassage leur devenir et de dresser des bilans de répartition dans les produits finis, les intermédiaires de fabrication et les coproduits. Nous avons pu ainsi montrer que les mycotoxines présentes dans les matières premières (Malt ou Gritz) sont retrouvées dans la bière, à des taux très faibles et variables en fonction des mycotoxines considérées, du fait de la dilution. Les bilans massiques ont montré que celles ci ne sont pas éliminées dans les déchets de brassage, destinés essentiellement à l'alimentation animale.
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